mercredi 6 mai 2009, par
Photographier une messe de mariage est l’heure la plus stressante. Quelques conseils pour photographier une célébration riche en événements et en émotions.
Photographier une messe présente quatre difficultés :
Il n’y a pas de deuxième chance. Si vous faites les mauvais choix au moment de l’entrée de l’église ou de l’échange des consentements, vous ne pouvez pas recommencer. Et l’ensemble se déroule très vite.
Il y a une grande exigence de discrétion, on ne peut pas se placer où l’on veut.
On ne peut pas être partout à la fois : à prendre la photo des mariés émus ou bien des parents qui pleurent si c’est au même moment.
Il y a des figures imposées alors que certains angles de vues seraient plus originaux.
Pour la cérémonie religieuse je procède souvent ainsi.
Le 24-70 pour l’entrée avec le flash monté pour faire la remontée dans la nef.
Ensuite je fais quasiment toutes les photos sans flash au 50mm et 105mm. Le 50mm permet d’être très discret. Le 105mm permet des vues plus rapprochées et a l’avantage indéniable d’être stabilisé. Et puis c’est une superbe optique.
Après la signature des registres, je repasse au 24-70 pour faire la sortie et le départ des mariés.
Les mariés vivent probablement un des moments les plus intenses de leur vie. En tout cas de la journée c’est sûr. Et pourtant ils ne vont pas s’en souvenir. Tous le disent. Cela passe trop vite.
Le photographe doit être là pour leur faire revivre la cérémonie et les petits instants d’émotions, de complicité. Les mariés ne voient rien de ce qui se passe, il faut avoir une optique de reportage, ne pas oublier de prendre des détails : la décoration, les fleurs, pour qu’ils voient à quel point l’église et la messe était belle.
C’est le moment pour prendre des photos des enfants d’honneur souvent excités dans l’attente de la mariée et se concentrer sur la famille proche. Négligez les invités, vous aurez tout le temps ensuite.
Moment délicat. Il faut mettre en valeur la mariée. Il y a deux types de photos à faire. La photo en contre jour, qui nécessite assez souvent de se mettre en manuel, et la photo au flash pour déboucher le contre jour. Afin de ne pas avoir l’effet fromage blanc, il faut trouver assez rapidement le bon réglage pour trouver le compromis entre la luminosité et le fond, sans que les personnes soient floues. Généralement je suis environ à 1/30s f/5 ISO 400.
Quand vous remontez l’allée il faut penser à prendre le marié qui regarde sa future femme arriver.
La connaissance de son boitier est essentielle, vous devez très rapidement pouvoir basculer en manuel et faire vos réglages, il n’y a pas de temps pour tâtonner. Au moment où la mariée rejoint son mari, il y a souvent des petits gestes d’affection entre le père et sa fille qu’il faut savoir capturer.
Ne triez pas vos photos sur le moment, la tête dans votre appareil vous allez laisser passer des petits instants magiques.
Il ne faut pas trop s’échapper du choeur après l’entrée, car les lectures sont souvent lues par des personnes proches des mariés, frères et soeurs.
Une bonne photo suffit. Durant ces moments il convient d’être attentif à ne pas prendre beaucoup de photos car vous risquez vite d’importuner soit les invités soit le prêtre. Mais il faut rester attentif, les homélies peuvent toucher les mariés, les faire rire parfois. Il faut rester aux aguets. Les enfants d’honneur généralement sont turbulents dans ces moments-là. Il faut profiter de cette agitation pour s’installer près d’eux et les prendre en photo.
Il ne faut jamais oublier que prendre un enfant d’honneur c’est faire plaisir à environ 8 personnes. Les mariés, les parents, et les grands-parents.
Photos de la messe (deuxième partie)
Présentation de mon travail de photographe de mariage
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